Les autorités burkinabè ont ordonné la fermeture de 38 établissements sanitaires privés dans la région du Guiriko, dans le cadre d’une opération visant à réguler le secteur de la santé. La décision a été prise par la gouverneure régionale, Mariama Konaté, à la suite d’inspections révélant de nombreuses irrégularités administratives.
Signé le 4 février 2026, l’arrêté suspend les activités de cliniques, cabinets médicaux et centres de soins opérant sans autorisations officielles. Les contrôles ont notamment mis en évidence l’absence de documents essentiels, tels que les arrêtés de création, d’ouverture ou d’exploitation, requis par la réglementation en vigueur.
Selon les autorités, plusieurs établissements n’ont pas été en mesure de présenter la moindre documentation lors des inspections. Certains, comme la clinique Notre Dame de Sya à Dafra ou le cabinet privé Lucas à Houndé, étaient déjà fermés ou ne disposaient d’aucun dossier administratif valide.
La mesure concerne des structures réparties dans les provinces du Houet, du Tuy et du Kénédougou. À Bobo-Dioulasso, des centres de soins connus localement, dont la clinique AURE, le centre médical Djiguiya et le CSI La Renaissance, figurent parmi les établissements visés. Des cabinets informels installés sur des sites d’orpaillage, notamment à Diosso, sont également concernés.
L’arrêté précise que toute violation de cette décision pourra entraîner des sanctions disciplinaires. Sa mise en œuvre a été confiée au secrétaire général de la région, aux hauts-commissaires provinciaux ainsi qu’aux responsables régionaux de la gendarmerie et de la police.
À travers cette opération, les autorités entendent renforcer le contrôle du système de santé et garantir aux populations l’accès à des services médicaux répondant aux normes légales et aux exigences de qualité.
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