La Guinée-Conakry a campé ce 25 février sur ses accusations viriles formulées en début de semaine à l’encontre de la Sierra Leone.
Conakry revendique « l’interpellation de seize soldats sierra-léonais et la saisie de leur matériel, appelant à la vigilance pour protéger » son intégrité territoriale, ajoutant que ces soldats « ont été mis à la disposition de la Police judiciaire pour les besoins d’une enquête ».
Ces 16 militaires sierra-léonais ont été arrêtés à la frontière entre la
Guinée et la Sierra Leone, selon un communiqué officiel guinéen rendu public par Anssoumane Toumany Camara, Directeur de l’information et des relations publiques des Armées, et Porte-parole du ministère de la Défense nationale.
Ces militaires armés ont « été interpellés le 22 février dernier, après avoir pénétré en territoire guinéen, dans le district de Koudaya, relevant de la préfecture de Faranah, à plus de 600 km au Sud-est de Conakry », d’après la version des autorités guinéennes.
Ces soldats sierra-léonais se « trouvaient à environ 1,4 kilomètre à l’intérieur du territoire guinéen, sans autorisation préalable des autorités compétentes. Ils ont installé leurs tentes et hissé leur drapeau national », a complété Anssoumane Toumany.
La Sierra Leone qui assure actuellement la Présidence tournante de la CEDEAO, a accusé pour sa part « des militaires guinéens d’avoir franchi sa frontière le lundi, 23 février, dans la localité de Kaleyereh, district de Falaba ». Aux yeux de Freetown, les soldats sierra-léonais « interpellés par Conakry travaillaient à la construction d’un poste frontalier ».
Le pouvoir de Freetown souligne avoir engagé des « démarches diplomatiques pour obtenir la libération sûre et inconditionnelle » de ces 16 citoyens, et avoir « dépêché une mission d’établissement des faits ».
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