Sahel : le Togo appelle à dépasser la seule réponse militaire face au terrorisme

Le Togo plaide pour une approche globale dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, dépassant le cadre strictement sécuritaire. Le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, a insisté sur cette nécessité dans un message publié le 6 avril 2026.

Selon lui, la réponse à l’insécurité ne peut se limiter aux opérations militaires. Elle doit également intégrer des dimensions socio-économiques, en s’attaquant aux causes profondes des crises, telles que la pauvreté, l’exclusion sociale et la fragilité institutionnelle. Il prône ainsi une stratégie combinant sécurité, développement et inclusion pour bâtir une paix durable.

Cette position, relayée par son homologue malien Abdoulaye Diop, reflète une convergence de vues entre plusieurs acteurs de la région sur les limites des approches exclusivement militaires.

Le chef de la diplomatie togolaise a également mis en garde contre les risques d’instabilité régionale, notamment en cas d’affaiblissement de la Confédération des États du Sahel (AES), qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Selon lui, la sécurité en Afrique de l’Ouest est « indivisible » et toute déstabilisation du Sahel aurait des répercussions sur l’ensemble de la région.

Ces déclarations interviennent alors que les initiatives diplomatiques se multiplient pour maintenir le dialogue sécuritaire. Le représentant spécial de l’Union africaine pour le Sahel, Mamadou Tangara, a récemment engagé des consultations avec plusieurs dirigeants, dont Omar Alieu Touray et Julius Maada Bio.

Malgré une baisse relative des violences en 2025, le Sahel demeure l’épicentre mondial du terrorisme. Dans ce contexte, l’appel du Togo souligne la nécessité d’une réponse multidimensionnelle pour contenir durablement la menace.

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