Israël fait face à une vague d’incendies de grande ampleur

Les autorités d’Israël font face depuis trois jours, à une succession d’incendies et ont procédé à l’évacuation ce jeudi à Haïfa, la troisième ville du pays, de près de 50 000 personnes, mais aucun mort n’a été signalé.

Les allégations de possibles feux criminels se multiplient et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu a prévenu que les autorités traiteraient comme un acte de terrorisme tout incendie allumé volontairement.

Le porte-parole des pompiers a annoncé que l’état d’urgence a été décrété dans la ville d’Haïfa, qui compte 280 000 habitants, et qui a connu en 2010 le plus grave incendie de l’histoire du pays. Les secours ont dit avoir transféré dans les hôpitaux une soixantaine de blessés légers, la plupart souffrant de problèmes respiratoires. L’armée a déploré deux bataillons et a appelé des réservistes avec du matériel pour prêter main-forte aux pompiers et aux policiers. Son porte-parole a annoncé la fermeture de l’aéroport local. La police a ajouté qu’environ 600 détenus ont été évacués des prisons sous forte escorte.

D’autres sinistres étaient cours en milieu de journée dans la périphérie de Jérusalem, à Nataf et à Sha’ar Hagai, mais aussi à Talmon, colonie israélienne de Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël, où 300 enfants ont été évacués d’une école. Les pays alliés se sont mobilisés pour Israël, sous-équipé face aux incendies de grande ampleur. La Russie, la Turquie, la Grèce, l’Italie, la Croatie et Chypre, ont envoyé une dizaine d’avions. La France a, de son côté, annoncé l’envoi « dans les meilleurs délais » de trois avions de la sécurité civile.

Depuis trois jours, des feux de végétation favorisés par la très grande sécheresse des derniers mois et des vents forts se succèdent dans le centre et le nord du pays. Le chef de la police israélienne, Roni Alsheich, a confirmé dans l’après-midi des informations qui font état de nombreux feux d’origine criminelle, déclarant que certains feux, pas tous, étaient le résultat de pyromanes, probablement motivés par des motifs « nationalistes ». Le ministre de la Sécurité publique Gilad Erdan a fait état de quelques arrestations sans plus de précisions.

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