«Plus de 400.000 ressortissants tchadiens sont rentrés du Soudan trois ans après le déclenchement du conflit inter-Soudanais», a révélé ce mercredi 17 juin, la DTM-section Tchad, Matrice de suivi des déplacements de l’Organisation internationale pour les migrations OIM).
Cet effectif de 400 mille âmes «accroît la pression sur l’Est du Tchad, car la majorité des retournés s’installent dans des sites spontanés ou au sein de communautés d’accueil dans les provinces du Ouaddaï, du Wadi Fira, du Sila et du Salamat», ont prévenu des sources onusiennes.
L’OIM affirme que les 400.000 Tchadiens de retour dans leur pays, font face le plus clair du temps «à des besoins en abri, en eau potable, en articles ménagers, en soins de santé et en protection».
Selon des statistiques démographiques de l’organisation internationale «58% de ces 400 mille retournés sont des femmes et 69% sont des enfants. Ces chiffres indiquent que la réponse doit aller au-delà de l’aide d’urgence à court terme, elle doit également accorder la priorité à la protection, à la santé, à la dignité et à un soutien à plus long terme, pour les femmes, les enfants et les communautés d’accueil», a détaillé l’Agence spécialisée des Nations Unies.
«Les limites d’une réponse humanitaire axée uniquement sur l’urgence deviennent évidentes», a de nouveau alerté l’ONU ce 17 juin au sujet de la crise en cours au Soudan depuis le 15 avril 2023.
Elle a ainsi appelé «à un soutien renforcé combinant l’aide humanitaire et les investissements dans les moyens de subsistance, les infrastructures communautaires et un relèvement piloté par les acteurs locaux».
Les pourparlers entre les paramilitaires des « Forces de Soutien Rapide (FSR) et Forces armées soudanaises (FSS) sont ensablés depuis plusieurs mois, en dépit des multiples efforts de médiation onusiens, égyptiens, américains et arabes.
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