L’Afrique du Sud officialise des chiffres de rapatriements multiples qu’elle a opérés ces derniers mois

Les autorités de Pretoria ont dressé le week-end écoulé, le point global des refoulements qu’elles ont réalisés officiellement jusqu’à début août 2026.

Ces expulsions ont visé exclusivement «quelque 77.184 ressortissants étrangers sans-papiers», ont indiqué les dirigeants sud-africains. La NATJOINTS (Structure nationale conjointe opérationnelle et de renseignements) a été la cheville-ouvrière de ces opérations de rapatriement.

D’après la Commissaire-adjointe de la police et co-présidente de la NATJOINTS, Tebello Mosikili, «18.816 personnes avaient été officiellement expulsées entre le 1er avril et le 31 juillet, et que 3.016 étrangers sans-papiers étaient en attente d’expulsion» au Centre de rapatriement de Lindela.

«Un peu plus de 500 personnes demeurent également dans un Centre de rapatriement à Musina (dans la province du Limpopo), et elles seront renvoyées dans leurs pays respectifs dans les prochains jours», a détaillé Tebello Mosikili.

«Le gouvernement continuera de faire appliquer la législation sur les migrations tout en veillant à ce que toutes les mesures prises le soient de manière ordonnée, humaine et en accord avec la Constitution et la législation applicable», a assuré Mosikili.

Par ailleurs, selon des chiffres officiels sud-africains, «plus de 16.208 ressortissants étrangers sans-papiers ont été arrêtés en juillet 2026 dans le cadre de l’opération Shanela et d’opérations multidisciplinaires associées. Depuis le 1er janvier, 59.947 ressortissants étrangers sans-papiers ont été arrêtés comme immigrants clandestins dans le pays», a révélé la NATJOINTS.

Au total, «6.317 Inspecteurs du travail mènent des inspections de lieux de travail, et les autorités continuent d’inspecter les boutiques et stands informels» pour vérifier leur conformité aux arrêtés municipaux, aux règlementations de sécurité alimentaire, aux lois sur les licences de vente et aux lois sur l’immigration, ont enfin annoncé les autorités sud-africaines. 

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