Kristalina Georgieva (Directrice Générale du FMI-Fonds monétaire international-) a averti ce 07 octobre 2026 «que même si le conflit dans le Golfe devait bientôt prendre fin, les prix élevés de l’énergie (sur la planète) persisteraient probablement un certain temps».
«Les marchés à terme du Brent, par exemple, prédisent aujourd’hui des prix élevés du pétrole tout au long de l’année 2027», a partagé Kristalina Georgieva dans son discours de lever de rideau des «Réunions annuelles 2026 du FMI et du Groupe de la Banque mondiale». Ces «Réunions annuelles 2026» sont programmées du 12 au 18 octobre 2026 à Bangkok (Thaïlande).
«Jusqu’à présent, le choc des prix de l’énergie a été de grande ampleur mais contenu grâce à l’efficacité énergétique, à la diversification des sources de combustible, aux libérations des réserves, à la flexibilité des chaînes d’approvisionnement, et à la réponse habituelle à l’offre et à la demande organiques», a décrit cette Européenne.
«Les pressions exercées sur les prix pourraient s’accentuer pendant que les pays reconstituent leurs réserves et que la demande augmente à l’approche de la saison froide dans l’hémisphère Nord», a complété la Georgienne Kristalina Georgieva.
Malgré une reprise hésitante des flux sortant des pays du Golfe, «les prix du pétrole s’établissent toujours autour de 100 dollars le baril, ce qui reflète les risques, les coûts élevés du transport et d’autres facteurs», analysent les institutions de Bretton Woods.
«A cela, s’ajoute une marge de craquage d’environ 100 dollars supplémentaires par baril en raison d’une insuffisance mondiale des capacités de raffinage, et nous obtenons des prix au détail pour le gazole et d’autres produits raffinés atteignant des sommets», s’est inquiétée la patronne du FMI.
Pour ce qui est du gaz naturel, les institutions de Bretton Woods expliquent que ses livraisons depuis le Golfe «demeurent aussi gravement perturbées». Projetant que «les options de transport du GNL (Gaz naturel liquéfié) seront plus limitées aussi longtemps que la navigation par le détroit d’Ormuz restera menacée».
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