Dans le sud du Tchad, des affrontements armés ont opposé, mardi 13 janvier, les forces de défense tchadiennes aux combattants du Mouvement pour la paix, la reconstruction et le développement (MPRD). Les combats se sont déroulés dans la localité de Korbol, dans la région du Moyen-Chari, proche de la frontière avec la République centrafricaine, faisant plusieurs morts et blessés dans les deux camps.
Selon Luc Beyam, secrétaire général du MPRD, les militaires tchadiens seraient entrés dans la zone par la localité de Néou en fin de matinée. Trois émissaires – deux sous-préfets et un chef de canton – auraient été dépêchés sur place pour transmettre un ultimatum au mouvement rebelle. Ces derniers auraient toutefois été retenus par les combattants du MPRD.
Le responsable rebelle affirme également que l’armée tentait, depuis plusieurs jours, d’encercler les positions de son mouvement. Une version contestée par une source proche des autorités, qui évoque plutôt une embuscade tendue par les rebelles contre les forces régulières.
Les échanges de tirs se sont prolongés durant toute la journée. Aucun bilan officiel n’a été communiqué, le gouvernement tchadien n’ayant pas souhaité réagir dans l’immédiat. De son côté, le MPRD assure que les pertes seraient plus importantes dans les rangs de l’armée.
Ces violences surviennent alors que des discussions étaient engagées depuis plusieurs mois entre N’Djamena et le MPRD en vue d’un accord de paix prévoyant le désarmement du groupe. Luc Beyam déplore l’absence de concessions de la part des autorités, notamment le refus de retirer les forces armées de la zone. Il estime que cette opération militaire vise à contraindre son mouvement à une reddition sans garanties politiques.
Poster un Commentaire