Kisangani visée par des frappes de drones, les autorités congolaises se veulent rassurantes

Les autorités de la province de la Tshopo, dans l’est de la République démocratique du Congo, ont appelé la population au calme après une série d’attaques visant l’aéroport international de Bangoka, situé à une quinzaine de kilomètres de Kisangani. Dans un communiqué officiel, le gouvernement provincial accuse l’AFC/M23, qu’il affirme soutenu par le Rwanda, d’être à l’origine de ces frappes menées à l’aide de drones kamikazes entre le 31 janvier au matin et le 1er février dans la nuit.

Selon les responsables provinciaux, ces attaques ont provoqué une forte tension aux abords de l’infrastructure aéroportuaire, mais elles auraient été neutralisées par les Forces armées de la RDC (FARDC), appuyées par leurs partenaires. Les autorités assurent que la situation est désormais maîtrisée et que les activités peuvent reprendre normalement.

Le ministre provincial et porte-parole du gouvernement de la Tshopo, Senold Tandia Akomboyo, a indiqué que huit drones hostiles avaient été interceptés avant d’atteindre leur cible. Il a condamné ce qu’il qualifie de tentative terroriste et salué la réactivité des forces de défense congolaises dans la protection du territoire.

Les autorités provinciales dénoncent par ailleurs une violation du droit international et accusent Kigali de compromettre les efforts de paix, en référence à l’accord signé récemment à Washington. Elles estiment que ces attaques illustrent une escalade persistante des tensions sécuritaires dans la région.

Contacté au sujet de ces accusations, le mouvement rebelle M23 n’a pas réagi. Cette nouvelle flambée de violences intervient dans un contexte sécuritaire déjà fragile dans l’est congolais, marqué par la présence de plusieurs groupes armés.

 

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