L’instruction judiciaire est désormais close dans le dossier dit de « Bossembélé », ouvrant la voie à un prochain procès devant la Cour pénale spéciale (CPS) en Centrafrique. Au centre de cette procédure figure l’ancien président François Bozizé, poursuivi aux côtés de trois anciens proches collaborateurs — Eugène Barret Ngaïkoisset, Vianney Semdiro et Firmin Junior Danboy — pour de graves violations des droits humains.
Les faits reprochés concernent des exactions imputées à la garde présidentielle et à d’autres forces de sécurité sous son régime, notamment à Bossémbélé, Bouar et Bangui, entre 2009 et 2013. Avec le renvoi de l’affaire devant la section d’assises, la CPS intensifie désormais ses démarches pour obtenir l’extradition de François Bozizé, actuellement en exil en Guinée-Bissau.
Selon le porte-parole de la CPS, Gervais Opportun Bodagay, l’absence d’accord formel d’extradition entre Bangui et Bissau complique la procédure, sans pour autant la bloquer. La Cour affirme explorer toutes les options juridiques disponibles pour mener le dossier à son terme et remplir pleinement son mandat de lutte contre l’impunité.
Parallèlement, François Bozizé est également visé par des poursuites devant la Cour pénale internationale (CPI), notamment pour de possibles crimes contre l’humanité, ainsi que par des procédures devant des juridictions nationales. La CPS assure toutefois qu’il n’existe pas de conflit de compétences, soulignant l’existence de mécanismes de coopération entre les différentes instances judiciaires.
Aucune date officielle n’a encore été annoncée, mais selon une source interne à la CPS, l’ouverture du procès est envisagée pour avril 2026, que l’ancien chef de l’État soit présent ou jugé par contumace.
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