Au Tchad, un leader syndical enseignant condamné à un an de prison

Le président du Syndicat indépendant des enseignants du Tchad (SIET), Djimoudouel Faustin, a été condamné le 2 février à une peine d’un an de prison ferme par la justice tchadienne. Il comparaissait pour quatre chefs d’accusation : usurpation de titre, incitation à la révolte, rébellion et trouble à l’ordre public. Le tribunal l’a finalement reconnu coupable des deux derniers chefs.

Le parquet avait initialement requis une peine de deux ans d’emprisonnement ferme. Djimoudouel Faustin est détenu depuis le 6 janvier à la maison d’arrêt de Klessoum, après avoir été identifié comme l’un des principaux responsables du mouvement de grève lancé par le SIET. Cette mobilisation, prévue du 5 janvier au 4 février, visait à obtenir l’application des engagements gouvernementaux relatifs à l’amélioration des conditions de travail et à la revalorisation salariale des enseignants.

La condamnation a suscité une vive réaction du collectif de défense du syndicaliste. Son avocat, Me Amos, a dénoncé une décision qu’il qualifie d’atteinte aux libertés fondamentales, estimant que son client est poursuivi pour ses activités syndicales. Selon lui, la liberté syndicale constitue un droit garanti qui ne devrait faire l’objet d’aucune restriction.

Les avocats de Djimoudouel Faustin ont également exprimé leur inquiétude quant à son état de santé, qu’ils jugent préoccupant après plusieurs semaines de détention. Ils ont annoncé leur intention d’interjeter appel dès le 3 février, espérant obtenir une révision rapide du jugement devant la Cour d’appel.

Cette affaire intervient dans un contexte social tendu au Tchad, où les enseignants réclament depuis plusieurs mois des mesures concrètes pour améliorer leurs conditions professionnelles et leur pouvoir d’achat.

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