Burkina Faso: L’ONU profondément inquiète du processus de dissolution en cours de partis politiques

Par la voix de son Haut-Commissaire aux Droits de l’Homme, Volker Türk, l’ONU a exhorté ce 05 février 2026 le Gouvernement du Burkina Faso « à revenir sur sa volonté d’interdire tous les partis politiques et à mettre fin à toutes les formes de restrictions de l’espace civique ».

Le 29 janvier dernier, la Transition dirigée depuis septembre 2022 par Ibrahim Traore a annoncé « vouloir dissoudre les partis politiques » dont les activités sont suspendues depuis le coup d’Etat du 30 septembre 2022.

Au cours de l’an 2025, les autorités du Faso « ont suspendu les activités de plusieurs organisations nationales et internationales, soit sans aucune explication, soit sous des prétextes vagues », détaille l’Administration onusienne dans son communiqué de ce 05 février.

« Ce n’est pas un pas dans la bonne direction pour les droits humains du peuple du Burkina Faso », a réagi ce 05 février le Haut-Commissaire Volker Türk. « Un véritable espace civique et démocratique, permettant l’expression de voix pluralistes des partis et organisations politiques, et un Etat de droit renforcé sont essentiels à une paix, une sécurité et une cohésion sociale durables au Burkina Faso », a insisté ce haut fonctionnaire onusien.

Le Haut-Commissariat onusien aux Droits de l’Homme convie dans le même sens les autorités du Burkina Faso « à abroger les lois restrictives, permettre et faciliter l’acheminement rapide et sans entrave de l’aide humanitaire à toutes les personnes qui en ont besoin à travers le pays et libérer inconditionnellement les personnes détenues arbitrairement ».

L’appel pressant de l’ONU est fondé sur un constat récurrent, précisent les services du SG Antonio Guterres. « Bien que les autorités aient libéré en 2025 plusieurs personnes détenues arbitrairement », le Haut-Commissariat continue de recevoir d’autres allégations de disparitions forcées et d’arrestations arbitraires, notamment de journalistes, de membres du pouvoir judiciaire, ainsi que de dirigeants de partis politiques et d’organisations de la Société civile, détaille l’appareil onusien.

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