L’ancien président Joseph Kabila reprend la parole sur la scène médiatique avec une interview accordée à La Libre Belgique, dans laquelle il critique vivement son successeur Félix Tshisekedi et la gestion actuelle du pays.
Kabila met en avant l’importance du dialogue pour sortir de la crise, rappelant que les négociations passées avaient permis d’éviter l’implosion de la République démocratique du Congo. Il met en garde contre une « soudanisation » du pays si aucune solution politique inclusive n’est trouvée.
Très critique, il qualifie Tshisekedi de « va-t-en-guerre » et rejette les initiatives diplomatiques en cours, notamment les discussions menées à Doha et à Washington, qu’il juge inefficaces. Il accuse également le pouvoir actuel de violer la Constitution, qu’il estime ignorée depuis plusieurs années.
Au-delà des critiques, Joseph Kabila affiche ses ambitions politiques : il appelle à « balayer le système » et à mettre fin au régime en place, qu’il qualifie de « dictature », tout en affirmant son attachement à la Constitution actuelle.
Cette sortie s’inscrit dans la continuité de sa plateforme d’opposition « Sauvons la RDC », lancée en 2025 pour fédérer les forces opposées au pouvoir. Toutefois, ce mouvement fait face à des difficultés, plusieurs de ses membres ayant été inquiétés ou contraints à l’exil.
Une réunion est prévue en avril en Afrique du Sud afin de relancer cette coalition et redéfinir sa stratégie dans un contexte politique toujours très tendu.
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