Les difficultés de l’opposition syrienne à s’entendre

Le 29 août dernier, Al-Jazira annonçait la formation d’un CNT (Conseil National de Transition) regroupant 92 personnalités de l’opposition syrienne de tout bord avec à sa tête Burhan Ghalioun, un sociologue exilé à Paris.

L’information est prise par avec des pincettes par les membres de l’opposition syrienne eux-mêmes puisque personne ne sait exactement qui est à l’origine de cette annonce. Info ou intox, cette annonce met néanmoins une nouvelle fois en évidence la plus grande faiblesse du mouvement de contestation en Syrie, son manque d’unité, puisque les leaders des différents mouvements d’opposition n’arrivent pas à se faire confiance. Conservateurs et partisans d’un Etat neutre, plus laïc, n’arrivent pas à s’accorder tandis que les Kurdes, qui représentent 10% de la population syrienne exigent que la Syrie se définisse comme une nation arabe et kurde, argument dont la majorité arabe ne veut pas entendre parler. Par ailleurs, les opposants syriens en exil craignent de se voir mettre sur le banc de touche au moment de la distribution des postes de responsabilité puisque les syriens de l’intérieur leur reprochent de ne pas prendre assez de risques. Il a également les partisans d’un renversement immédiat du régime en place et ceux d’une transition progressive.

Fédérer toutes ces tendances de l’opposition, ce sera l’objectif du grand rassemblement de plus de trois cents militants et intellectuels prévu le 16 septembre prochain à Damas avec en toile de fond le souci d’éviter que le mouvement ne se radicalise et n’en arrive aux armes face à l’entêtement de Bachar Al-Assad.

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