Jordanie : Areva ou Atomstroyexport pour la première centrale nucléaire

Le marché de la construction de la première centrale nucléaire de Jordanie devrait être remporté soit par le groupe public nucléaire français Areva avec son partenaire MHI (Mitsubishi Heavy Industries) soit par le russe Atomstroyexport.

Forte de ses 65 000 tonnes de dépôts d’uranium, la Jordanie a de grands projets pour le nucléaire, plus précisément un objectif de 30% dans le total de ses capacités énergétiques à la fin de 2030. Pour sa   première centrale qu’elle compte lancer en 2019, elle attend une puissance de 1 000 Mégawatts. Areva, qui est le premier groupe nucléaire mondial et a par  ailleurs signé un accord de co-entreprise pour l’extraction de l’uranium dans le centre du pays dans le cadre d’une concession de 25 ans, lui propose la nouvelle génération de réacteur nucléaire Atmea. La technologie proposée par Areva et son partenaire MHI a, comme celle du russe Atomstroyexport, retenu les faveurs de la JAEC (Jordan Atomic Energy Commission) qui, au terme d’une évaluation de deux ans, les a préféré à celles de concurrents tels que Atomic Energy of Canada.

Le nucléaire devrait permettre à la Jordanie de satisfaire une demande en électricité que la poussée démographique et les besoins croissants de l’industrie augmentent chaque année de 7%. Il devrait également permettre au Royaume de s’affranchir, du moins partiellement, de sa dépendance énergétique en combustibles fossiles, dont 95% sont importés des pays arabes voisins pour un prix avoisinant le quart du PIB (Produit Intérieur Brut) du Royaume.

A propos de Fitzpatrick 1331 Articles
Georges Fitzpatrick a été analyste financier, puis journaliste spécialisé dans les marchés émergents pendant plus de 20 ans, il a officié à Wall Street dans plusieurs banques d’affaires de la place New Yorkaise

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