Au pouvoir depuis septembre 2022, les actuelles Autorités de la Transition au Burkina Faso ont confié, dans la soirée du mardi 6 janvier, avoir « déjoué samedi dernier une tentative de déstabilisation » du pays, dont le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana a donné les détails de ce nouvel acte de subversion présumée sur la chaîne officielle de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB).
« Une action visant à porter atteinte à la stabilité du Burkina Faso était prévue le 03 janvier 2026 à 23H00 GMT. Le plan prévoyait une série d’assassinats ciblés de responsables militaires et civils, en commençant par le capitaine IB (Ibrahim Traoré), Chef de l’Etat, et une tentative de mise hors-service de la base de drones, suivie d’une intervention militaire terrestre menée par des forces extérieures », a annoncé le ministre de la Défense.
« Toutes les personnes impliquées dans cette affaire seront présentées devant le Procureur du Faso, et répondront de leurs actes conformément à la loi » en vigueur dans le pays, a assuré le ministre, précisant que « la situation est sous contrôle ».
L’ex-Président de la Transition au Faso, Paul-Henri Sandaogo Damiba (janvier – septembre 2022) actuellement en exil au Togo, a encore été pointé du doigt dans cette nouvelle tentative de putsch déjouée.
« Paul-Henri Sandaogo Damiba est acteur principal » de cette tentative de déstabilisation. Il a été chargé de la conception et de la planification des actions, de la recherche et de la mobilisation de financements, ainsi que du recrutement de civils et de militaires», a détaillé le ministre, Mahamadou Sana.
Les militaires impliqués dans cette énième tentative de putsch contre le Chef de l’Etat Ibrahim Traoré « avaient pour mission de rallier d’autres éléments des Forces armées et de constituer des groupes opérationnels, tandis que les civils devaient mobiliser des soutiens afin d’appuyer l’action après son déclenchement », a précisé Mahamadou Sana.
Depuis septembre 2022, le régime d’IB a confié avoir déjoué une série d’actes subversifs qui avaient pour finalité d’arrêter le cours de la « Révolution populaire progressiste » enclenchée par le jeune officier Traoré devenu Chef de l’Etat, en s’inspirant de l’héritage intellectuel de feu Isidore Thomas Sankara.
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