Les Grecs se serreront encore plus la ceinture

Le second plan d’austérité exigé par le Fonds Monétaire International et l’Union Européenne avant une poursuite de l’aide internationale a été voté de justesse, 155 voix sur 298, par le Parlement grec. Ce dernier devrait se réunir aujourd’hui jeudi pour voter en procédure d’urgence le projet de loi d’application du plan.

Ce plan a été baptisé « cadre de moyen terme de stratégie financière ». Il devrait permettre à la Grèce de réaliser d’ici 2015 des économies estimées à plus de 40 milliards de dollars. Ce plan est très loin de faire l’unanimité comme le montre le résultat du vote du Parlement. Un bon nombre de députés, comme Panyotis Kouroublis, le seul député socialiste à avoir voté contre, considèrent ce plan injuste pour la société et estiment que l’adopter revient à céder à un chantage de la zone euro. Les réactions ne se sont pas fait attendre. D’une part, l’Union Européenne, via Herman Van Rompuy, son président permanent, José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, la chancelière allemande Angela Merkel, Jean-Claude Juncker, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, tous ont félicité cet effort de la Grèce. D’autre part, des violences se sont immédiatement déclenchées entre les forces de sécurité et les très nombreux opposants à ce plan dans la population.

L’Union Européenne veut traiter au plus vite la crise grecque pour éviter une contagion aux autres pays de la zone Euro. A l’annonce de l’adoption du plan d’austérité de la Grèce, les bourses de Paris, Francfort et Londres ont clôturé en hausse respectivement de 1.88%, 1.7% et 1.54%.

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