Sécheresse : La Corne de l’Afrique meurt de faim

Au travers de son bureau de coordination des affaires humanitaires, l’organisation des nations unies a sonné l’alarme concernant la situation climatique de la Corne de l’Afrique. Celle-ci connaît une sécheresse sans précédent depuis 60 ans, due à la rareté des précipitations durant ces deux dernières années, mettant en danger 10 millions de personnes dans la sous-région.

Au sein de cette population, 2,5 millions de somaliens doivent bénéficier, selon les Nations Unies, d’une aide humanitaire d’urgence. Dans ce pays, le tiers des enfants souffre de malnutrition. Cela s’explique en partie par la hausse vertigineuse des prix des denrées alimentaires, lesquels ont triplé en l’espace d’un an dans certaines provinces du Sud suite à la succession de mauvaises récoltes. Toujours à cause de l’extrême aridité, les éleveurs peinent à trouver du pâturage pour leurs troupeaux. Une calamité de plus. Et, comme si cela ne suffisait pas, les conflits armés s’érigent en obstacle au déroulement des campagnes agricoles et à la commercialisation des produits de la terre. Au sud et au centre de la Somalie, les rebelles Al-Shababa bloquent l’accès de l’aide internationale, privant ainsi les habitants de ces régions d’une précieuse source d’approvisionnement. Résultat : des milliers de somaliens s’exilent dans les territoires limitrophes ; selon le HCR, le camp de réfugiés de Dadaab (Nord-Ouest du Kenya) en a accueilli, au cours de cette dernière quinzaine, 20.000 avec 45 % de taux de malnutrition aigue global.

A l’instar de la Somalie, d’autres Etats de la Corne de l’Afrique ne sont pas épargnés par les effets de la sécheresse. Au Kenya et en Ethiopie, par exemple, des pays dans chacun desquels 3,2 millions de personnes sont en proie à cet aléa climatique, la faim gagne peu à peu du terrain. Sans une intervention diligente de la communauté internationale, le pire est à craindre. Malheureusement, les financements manquent cruellement. A titre d’illustration, la Somalie, qui est le pays le plus nécessiteux, ne dispose que de la moitié du budget à cet effet.

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