En Côte d’Ivoire, le procès des attaques jihadistes de Kafolo, survenues en juin 2020 et ayant coûté la vie à quatorze militaires, a repris lundi 5 janvier devant la Chambre antiterroriste. Quarante-cinq personnes sont poursuivies, notamment pour « actes terroristes ».
Parmi les prévenus figure un commerçant de Bouna, Monsieur Sangaré, ainsi que son épouse. Le couple est accusé d’avoir apporté un soutien à leur fils, Boukari Sangaré, présenté comme l’un des auteurs présumés de l’attaque et actuellement en fuite. Les juges cherchent à déterminer leur degré réel d’implication.
À la barre, le commerçant affirme n’avoir jamais été informé de la préparation de l’attaque. Il reconnaît toutefois avoir été troublé par le comportement de son fils, notamment son intérêt pour des prêches jihadistes et certaines interdictions imposées dans la boutique familiale. Il nie en revanche toute aide logistique ou financière et rejette l’accusation selon laquelle son commerce aurait servi au ravitaillement des assaillants.
L’audience a été suspendue et doit reprendre le 19 janvier, afin de poursuivre l’examen des responsabilités dans l’une des attaques les plus meurtrières subies par l’armée ivoirienne ces dernières années.
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