Les services des douanes burkinabè ont porté un coup sévère à des circuits illicites en interceptant, entre le 4 et le 8 janvier 2026, plus de 8 000 engins explosifs destinés à alimenter une menace sécuritaire majeure. Cette opération d’envergure a permis de saisir 7 165 bâtons d’explosifs et 872 cordons détonants, évitant des risques considérables pour les populations et les infrastructures.
La première interception a eu lieu au bureau des douanes de Cinkansé, lors d’un contrôle approfondi des voyageurs et des marchandises. Les agents ont découvert un important arsenal dissimulé dans un chargement, révélant l’ampleur d’un trafic particulièrement dangereux.
Quelques jours plus tard, une seconde opération menée par l’Unité mobile d’intervention (UMI) de la Direction de la surveillance du territoire (DST) a permis la saisie de 165 bâtons d’explosifs supplémentaires et de 22 cordons détonants. Cette nouvelle interception a confirmé l’efficacité de la mobilité opérationnelle et de l’exploitation du renseignement dans la lutte contre les menaces transfrontalières.
Conformément aux procédures en vigueur, une partie des explosifs saisis a été remise aux forces armées, tandis que le reste demeure sous scellés et sous surveillance renforcée des unités habilitées.
Pour le directeur général des Douanes, l’inspecteur divisionnaire Yves Kafando, cette opération illustre pleinement le rôle régalien de l’institution dans la protection du territoire et des citoyens. Il a souligné que chaque saisie réussie renforce l’autorité de l’État et contribue à la préservation de la paix et de la stabilité nationales.
Les autorités douanières appellent enfin les acteurs du commerce, du transport et de la logistique à redoubler de vigilance et de coopération, rappelant que la sécurité du pays repose aussi sur le civisme et la responsabilité collective.
Poster un Commentaire