Les autorités burkinabè ont confirmé, mercredi 21 janvier, l’extradition de l’ancien président de la Transition, Paul-Henri Sandaogo Damiba, depuis le Togo vers le Burkina Faso. Renversé en septembre 2022, l’ex-chef de l’État a été remis aux autorités de Ouagadougou le 17 janvier, à la suite d’une procédure judiciaire engagée début janvier.
Selon un communiqué du ministère burkinabè de la Justice, une information judiciaire a été ouverte le 6 janvier 2026 contre Paul-Henri Damiba pour de nombreuses infractions, notamment détournement de deniers publics, enrichissement illicite, corruption, blanchiment de capitaux, recel aggravé et incitation à la commission de crimes et délits. Il est également accusé d’avoir joué un rôle central dans une tentative présumée d’assassinat du président en exercice, le capitaine Ibrahim Traoré.
Cette affaire s’inscrit dans le cadre d’un complot que les autorités affirment avoir déjoué début janvier. Le ministre de la Sécurité avait alors indiqué qu’un projet de déstabilisation prévoyait l’élimination du chef de l’État, suivie d’actions militaires coordonnées. Paul-Henri Damiba, réfugié au Togo depuis sa chute, est présenté par le gouvernement comme l’un des principaux instigateurs, chargé de la planification et de la mobilisation des financements.
Un mandat d’arrêt international avait été délivré le 6 janvier, conduisant à son interpellation à Lomé le 16 janvier. La Chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lomé a ensuite autorisé son extradition, invoquant les garanties judiciaires fournies par le Burkina Faso, notamment le respect de l’intégrité physique et l’absence de peine de mort.
Le gouvernement burkinabè a salué la coopération judiciaire du Togo et assuré que les enquêtes se poursuivent, promettant que toutes les personnes impliquées répondront de leurs actes devant la justice.
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