L’armée malienne a poursuivi ces derniers jours ses opérations aériennes dans le centre et le nord du pays, alors que les autorités tentent de maintenir l’approvisionnement de Bamako malgré le blocus imposé par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), affilié à Al-Qaïda.
Mardi matin, plusieurs frappes ont visé le quartier d’Etambar à Kidal, ville contrôlée par le Front de libération de l’Azawad. Selon les rebelles, plusieurs habitations ont été détruites et un civil est porté disparu sous les décombres. Aucune source indépendante n’a toutefois pu confirmer ce bilan.
Depuis la perte de Kidal par les Forces armées maliennes (Fama) et leurs alliés de l’Africa Corps fin avril, les bombardements se sont multipliés sur cette ville stratégique du nord. Les groupes rebelles affirment qu’une vingtaine de frappes ont été menées en un peu plus d’un mois, provoquant d’importants dégâts matériels.
Parallèlement, l’état-major malien a annoncé avoir conduit plusieurs opérations aériennes dans les régions de Koulikoro et de Mopti. Dans la forêt de Faya, à l’est de Bamako, l’armée affirme avoir neutralisé plusieurs dizaines de combattants qualifiés de « terroristes ». Une autre frappe aurait détruit une base jihadiste près de Sofara, dans le centre du pays. Ces affirmations restent difficiles à vérifier de manière indépendante.
Sur le plan logistique, les autorités ont réceptionné lundi un nouveau convoi de 765 camions-citernes escortés par l’armée, destiné à sécuriser l’approvisionnement en carburant de la capitale.
Mais l’insécurité demeure élevée. Dans la région de Kita, un autocar reliant l’ouest du pays à Bamako a explosé après avoir roulé sur une mine. Selon des sources locales, cinq passagers ont été tués et une trentaine d’autres blessés, dont plusieurs grièvement. Cette attaque illustre la capacité persistante des groupes jihadistes à perturber les axes de communication malgré les opérations militaires en cours.
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