Le gouvernement érythréen a annoncé ce jeudi 1er octobre «qu’il rompt toutes ses relations diplomatiques avec l’Ethiopie, en réponse à la décision de cette dernière de fermer son Ambassade en Erythrée et de déclarer personæ non gratae dix diplomates érythréens».
Parmi ces diplomates sommés de quitter le territoire de l’Erythrée figure le Chargé d’affaires et d’autres diplomates érythréens accrédités auprès de l’Union Africaine à Addis-Abeba (capitale éthiopienne).
Ce 1er octobre 2026, le ministère érythréen des Affaires étrangères a expliqué cette fermeté diplomatique à l’égard de l’Ethiopie par des «actes d’hostilité injustifiés». L’Ethiopie est par ailleurs, accusée «d’héberger, de former et de fournir des armes à divers groupes d’opposition armés érythréens afin d’attiser le conflit interne en vue d’un changement de régime en Erythrée».
S’affichant comme un faiseur de paix permanent, Asmara a en outre fait observer ce 1er octobre que «tout au long de sa période de tensions avec son voisin éthiopien, l’Erythrée a fait preuve de patience et de retenue dans l’espoir d’éviter une dangereuse escalade».
Addis-Abeba a sans détours répliqué en soulignant que l’Erythrée est l’architecte «d’actes directs et indirects d’hostilité et de belligérance à l’encontre de l’Ethiopie» en soutenant notamment les rebelles dans la région du Tigré.
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