Crise dans l’est de la RDC : l’Angola relance une médiation multiforme

Cinq jours après son appel à un cessez-le-feu immédiat et sans conditions dans l’est de la République démocratique du Congo, l’Angola réactive son activisme diplomatique sur le dossier congolais. Après avoir annoncé, en mars 2025, son retrait du rôle de médiateur, le président João Lourenço opère un retour remarqué sur la scène régionale, multipliant les initiatives depuis le début de l’année 2026.

À deux reprises, le chef de l’État angolais a reçu à Luanda son homologue congolais Félix Tshisekedi. Des propositions portant sur la situation sécuritaire à l’est de la RDC auraient été discutées. En parallèle, João Lourenço a élargi ses consultations à d’autres acteurs clés, y compris des proches de l’ancien président Joseph Kabila, et a adressé une invitation à l’Alliance fleuve Congo/M23 (AFC/M23).

Dernier axe de cette diplomatie élargie : le monde religieux. La présidence angolaise a convié les responsables des Églises catholique et protestante de la RDC, attendus ce mercredi 14 janvier à Luanda. La délégation comprend notamment Mgr Fulgence Muteba, président de la Cenco, et Mgr Donatien Nshole pour l’Église catholique, ainsi qu’André Bokundoa Bo-Likabe et Eric Nsenga pour l’Église du Christ au Congo.

Ces responsables sont à l’origine du « Pacte social pour la paix en RDC et le bien-vivre ensemble dans la région des Grands Lacs », une initiative de dialogue interne prônant l’inclusion de toutes les parties au conflit. Il s’agit de leur deuxième rencontre avec João Lourenço en moins d’un an.

Selon plusieurs sources, Luanda a également pris langue avec l’opposant en exil Moïse Katumbi, tout en s’abstenant, pour l’heure, de contacter les figures de l’opposition basées à Kinshasa. Le Rwanda, de son côté, n’a pas été associé à cette démarche et rappelle son attachement aux cadres de négociation déjà existants.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*