Une semaine après l’annonce des résultats provisoires de la présidentielle en République du Congo, le candidat Destin Gavet rejette les chiffres officiels donnant le président sortant Denis Sassou-Nguesso vainqueur avec 94,82 % des voix.
Crédité de seulement 0,86 % des suffrages, Destin Gavet dénonce un scrutin « truqué », évoquant de nombreuses irrégularités. Il cite notamment des cas de bourrage d’urnes, des menaces sur les électeurs, l’usage de procurations jugées illégales ainsi que des coupures d’internet ayant entravé le travail de ses équipes. Selon lui, la commission électorale aurait été « prise en otage », rendant les résultats « inacceptables ».
Ces accusations sont contestées par les autorités. Une source gouvernementale appelle le candidat à respecter les électeurs et à porter ses griefs devant la Cour constitutionnelle, seule habilitée à statuer sur les contentieux électoraux. Une option rejetée par Destin Gavet, qui estime incohérent de saisir la justice sur la base de résultats qu’il considère comme falsifiés.
D’autres voix critiques se sont également élevées. Le candidat Vivien Romain Manangou dénonce la confiscation des procès-verbaux par l’administration électorale. De son côté, le Consortium des associations pour la gouvernance démocratique et l’État de droit (CAPGED) pointe des dysfonctionnements tels que des votes multiples, le non-respect des horaires d’ouverture des bureaux de vote et la faible présence d’observateurs indépendants.
Ces contestations interviennent dans un climat politique tendu, alors que la large victoire annoncée du président sortant suscite interrogations et critiques au sein de l’opposition et de la société civile.
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