Burundi : L’explosion d’un dépôt de munitions à Bujumbura, fait plusieurs dizaines de victimes

«Plusieurs dizaines de personnes au moins ont péri dans les explosions consécutives à l’incendie» qui s’est déclaré dans la soirée du mardi 31 mars,  dans un dépôt de munitions de Bujumbura, la capitale économique du Burundi, ont annoncé ce 1er avril des sources sécuritaires burundaises.

Jusqu’en fin de matinée de ce mercredi, les autorités n’ont toujours avancé aucun bilan officiel de ce drame urbain. Seule précision notable sur ce sinistre, elle est provenue d’un tweet du Chef de l’Etat du Burundi et Président en exercice de l’Union Africaine (UA), Evariste Ndayishimiye te dans lequel il a simplement «exprimé sa sympathie à tous ceux qui ont été victimes de l’incendie».

«Au nom du peuple burundais, je tiens à exprimer ma gratitude à tous ceux qui, de près ou de loin, nous manifestent leur solidarité suite à l’incendie survenue dans l’un des stocks logistiques de la base militaire de Musaga. Je tiens également à vous rassurer que la situation est maîtrisée», avait souligné en fin mardi soir le Président  Ndayishimiye.

Par ailleurs, les autorités burundaises «ont appelé les citoyens à signaler par téléphone et à ne pas toucher les munitions non explosées». Selon d’autres explications officielles, l’incendie «attribué à un accident électrique» a démarré dans «l’arsenal du Camp base, le principal dépôt d’armes et de munitions de l’Armée au Burundi, situé à Musaga», un quartier densément peuplé au sud de Bujumbura.

Un haut gradé de l’Armée burundaise a confié à l’AFP, sous couvert de l’anonymat, avoir parcouru plusieurs quartiers de la ville et «constaté beaucoup de dégâts matériels, dont beaucoup de maisons touchées par les éclats».

«Il est impossible d’établir un bilan pour le moment, mais il y a énormément de victimes, des dizaines et des dizaines de personnes ont été tuées et il y a aussi des centaines voire des milliers de blessés», a révélé le haut gradé de l’Armée précité, joint à Bujumbura.

Outre l’arsenal, le «Camp base» touché abrite également de nombreux dépôts logistiques de l’Armée, selon des témoignages officiels est est mitoyen de l’Institut supérieur des cadres militaires (ISCAM) où sont formés et hébergés les aspirants officiers de l’Armée.

Ce «Camp base» est également voisin d’une autre base militaire, «le camp Muha», et de la Prison centrale de Mpimba, Des détails géographiques qui donnent une idée grandeur nature d’un plus grand drame évité vraisemblablement.

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