Côte d’Ivoire : l’opposition réclame une refonte profonde du système électoral après la dissolution de la CEI

En Côte d’Ivoire, la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), décidée en Conseil des ministres le 6 mai 2026, provoque de nombreuses réactions dans les rangs de l’opposition. Créée en 2001, cette institution était chargée de l’organisation des élections et référendums dans le pays, mais elle a souvent été critiquée pour son manque supposé d’impartialité.

Le Mouvement des générations capables (MGC), dirigé par Simone Ehivet Gbagbo, considère cette dissolution comme une étape importante, tout en regrettant qu’elle intervienne après l’élection présidentielle de 2025. Le parti estime qu’une réforme plus précoce aurait permis d’apaiser les tensions politiques et de renforcer la crédibilité des scrutins.

Le MGC appelle désormais à un dialogue national inclusif réunissant partis politiques, société civile et acteurs indépendants afin de mettre en place une nouvelle institution électorale réellement autonome. Parmi ses principales revendications figurent la nomination de personnalités sans affiliation partisane, un redécoupage électoral jugé plus équitable ainsi qu’une révision consensuelle de la liste électorale.

Même tonalité du côté du Front populaire ivoirien (FPI). Son président, Pascal Affi N’Guessan, a salué la disparition de ce qu’il qualifie de « CEI des crises électorales », tout en réclamant une refondation complète du système électoral ivoirien.

La dissolution de la CEI ouvre ainsi une nouvelle phase politique sensible dans le pays. Pour de nombreux observateurs, la composition du futur organe électoral constituera un test majeur de la volonté des autorités de garantir des élections transparentes et de renforcer la confiance entre pouvoir et opposition dans un climat politique encore marqué par les tensions des dernières années.

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