Mali : transports incendiés et réseau électrique saboté sous pression jihadiste

Au Mali, les combattants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), affilié à al-Qaïda, accentuent leur pression autour de Bamako. Plusieurs attaques ont visé des véhicules de transport et des infrastructures stratégiques au cours du week-end, tandis que l’armée poursuit ses opérations militaires dans différentes régions du pays.

Selon plusieurs sources locales, une dizaine de cars assurant la liaison entre Ségou et Bamako ont été incendiés samedi et dimanche, notamment aux environs de Zambougou. Des véhicules particuliers ont également été détruits. Les assaillants auraient toutefois laissé les passagers quitter les véhicules avant d’y mettre le feu. Des témoins évoquent une route jonchée d’épaves.

Parallèlement, de fortes perturbations électriques touchent Bamako et plusieurs villes maliennes. Des coupures pouvant durer jusqu’à trois jours ont été signalées dans certains quartiers de la capitale. Des sources sécuritaires attribuent ces dysfonctionnements à des actes de sabotage contre des installations liées au barrage hydroélectrique de Manantali, dans la région de Kayes. Cette infrastructure, gérée dans le cadre de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), joue un rôle central dans l’alimentation électrique du Mali.

Dans un communiqué publié samedi, la société Énergie du Mali (EDM) a confirmé un incident sur le réseau de transport d’énergie sans donner davantage de détails.

Sur le terrain militaire, l’armée malienne affirme avoir mené des frappes aériennes dans la région de Gao contre des groupes armés. De son côté, le gouvernement de transition a annoncé l’arrivée à Bamako d’un convoi de plus de 700 camions-citernes escortés par les forces armées et leurs partenaires russes de l’Africa Corps.

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