Le gouvernement malien affirme avoir mobilisé 109,14 milliards de FCFA entre janvier 2025 et juin 2026 grâce au Fonds de financement des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport, alimenté par les contributions des sociétés minières et des exploitants de carrières.
Présenté lors de la première réunion du comité de pilotage du Fonds, ce montant correspond aux ressources collectées et non à des investissements déjà réalisés. Créé par le Code minier de 2023, ce mécanisme impose aux titulaires de permis d’exploitation un prélèvement de 1 % du chiffre d’affaires trimestriel durant les cinq premières années d’activité, porté à 2,5 % à partir de la sixième année, auquel s’ajoute 10 % de la redevance ad valorem.
Pour les autorités, ce dispositif vise à accroître les retombées économiques du secteur extractif. Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, estime qu’il permettra de mobiliser au moins 50 milliards de FCFA par an et de servir de levier pour lever jusqu’à 500 milliards de FCFA destinés aux infrastructures.
Les premiers projets envisagés concernent la modernisation des réseaux ferroviaires et routiers, le développement des infrastructures énergétiques et hydrauliques, l’acquisition de bateaux ainsi que le soutien à la compagnie publique Mali Airlines SA. Aucun calendrier ni budget détaillé n’a toutefois été communiqué.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de Bamako visant à renforcer le contrôle des revenus miniers. Elle est distincte des 761 milliards de FCFA d’arriérés que les autorités disent avoir récupérés auprès des compagnies minières après plusieurs audits. Son efficacité dépendra néanmoins de l’évolution de la production aurifère, attendue en légère hausse en 2026 après le recul enregistré l’année précédente.
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