La Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL) a appelé ce 12 août «à un arrêt immédiat des affrontements dans la ville de Zaouïa à (Ouest du pays), et à ce que les responsables des violences rendent des comptes», mettant aussi en garde contre les «répercussions sur les civils et les infrastructures vitales» de ces nouveaux affrontements armés.
La MANUL a aussi condamné les combats «dans la ville de Sorman, ayant entraîné l’évasion de plusieurs prisonniers, exhortant toutes les parties « à cesser les hostilités et à s’abstenir de tout acte de provocation susceptible d’entraîner une escalade».
La Mission des Nations Unie fait état de «morts, blessés, importants dégâts aux biens privés et aux infrastructures vitales, notamment à la raffinerie de Zaouïa» .
Pour une énième fois, la MANUL a exhorté «toutes les parties à respecter le droit international humanitaire et les droits de l’Homme», rappelant que «l’utilisation d’armes lourdes dans ou à proximité des zones peuplées est inacceptable».
Par ailleurs, la Mission onusienne convie les autorités libyennes à «mettre en place un mécanisme coordonné visant à retirer les armes lourdes des zones peuplées, à soutenir les efforts de désescalade, à prévenir la reprise des violences et à protéger les civils ainsi que les infrastructures vitales».
Les autorités politiques de l’Ouest et de l’Est de la Libye peinent lourdement, depuis 2023, à se donner un calendrier national d’organisation d’élections devant mettre fin à la période de Transition dans laquelle est plongé leur pays depuis octobre 2011, suite à l’assassinat du Guide Mouammar Kadhafi.
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