L’ONU crie haro sur la Syrie

Près de cinq mois après le début de manifestations dans le pays, ainsi que de la répression qui l’accompagne depuis, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté hier mercredi 3 août une décision qui condamne l’usage de la force auquel ont recours les autorités syriennes contre les manifestants civils.
Cette décision, simple en apparence, survient pourtant après de longues discussions, preuves des désaccords que suscite le dossier syrien au sein de la communauté internationale. La Chine et la Russie ainsi qu’un groupe d’autres pays, par crainte d’une escalade qui aurait entraîné une intervention militaire comme en Libye, bloquaient jusqu’alors toute action au Conseil de sécurité. Le pic de violence atteint le weekend dernier avec la mort de plus d’une centaine de manifestants civils a poussé les membres du Conseil de sécurité à cet accord de déclaration. Russes et Chinois continuent toutefois de menacer de véto le projet de résolution contre la Syrie, proposé par la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, le Portugal et soutenu par les Etats-Unis. Le Liban, convaincu que cette déclaration n’aidera pas à trouver une issue à la crise, s’en est dissocié.
Le texte de cette déclaration, moins contraignante donc qu’une résolution, est un compromis qui, s’il ne mentionne aucune enquête du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU sur la répression syrienne, exige néanmoins que ses responsables répondent de leurs actes. Sur le terrain, la répression se poursuit. Les chars de l’armée sont toujours dans Hama, la ville symbole de la contestation.

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Georges Fitzpatrick a été analyste financier, puis journaliste spécialisé dans les marchés émergents pendant plus de 20 ans, il a officié à Wall Street dans plusieurs banques d’affaires de la place New Yorkaise

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