La Turquie et la bataille pour l’approvisionnement en gaz de l’Europe

Avec la bénédiction de l’Union Européenne, le cadre juridique du projet du gazoduc Nabucco  a été finalisé en juin. Devant s’étendre à travers cinq pays, il permettra de réduire la dépendance en gaz de certains Etats membres de l’Union Européenne vis-à-vis de la Russie.
Le gazoduc Nabucco fait plus exactement partie d’un plus grand projet, celui du corridor gazier Sud. Soutenu politiquement et économiquement par l’Union Européenne, celui-ci permettra de diversifier les sources d’approvisionnement, la zone caspienne et l’Irak, et les routes de transit, à savoir la Turquie, la Bulgarie et la Roumanie. Le projet corridor gazier Sud regroupe quatre projets européens : Nabucco, TAP (Trans Adriatic Pipeline), ITGI (Interconnector Turkey-Greece-Italy) et White Stream. Pour préserver son monopole, la Russie a répondu en 2007 par un autre projet qui ne manque pas d’ambition, le projet South Stream, en partenariat avec l’entreprise italienne ENI (Ente Nazionale Idrocarburi), qui devrait permettre le transport de deux fois plus de gaz que le gazoduc Nabucco.
De par sa situation géographique, la Turquie se retrouve au centre de cette concurrence entre les projets européens et russe puisque tous, peu importe le cas de figure, doivent passer par son territoire avant d’arriver en Europe. Elle a donc à choisir entre ses relations avec son premier partenaire économique qu’est la Russie d’une part et l’accord intergouvernemental qui accompagne le projet Nabucco et qui pourrait jouer en faveur de son adhésion à l’Union Européenne qu’elle souhaite sollicite depuis si longtemps.

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Georges Fitzpatrick a été analyste financier, puis journaliste spécialisé dans les marchés émergents pendant plus de 20 ans, il a officié à Wall Street dans plusieurs banques d’affaires de la place New Yorkaise

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