Hajj : l’Iran et l’Arabie Saoudite en pleine joute verbale

L’Iran et l’Arabie saoudite se livrent à une véritable joute verbale en public à quelques jours du pèlerinage musulman à La Mecque, dont les ressortissants du premier pays ont été exclus cette année.

Le dernier acte dans cette guerre des mots revient au président iranien, Hassan Rohani, qui a appelé les Etats musulmans à s’unir dans le but de «punir» Ryad pour ses «crimes».

Avant cela, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei s’en était violemment pris mercredi, à la famille royale saoudienne, disant qu’elle ne méritait pas d’assurer la gestion des lieux saints musulmans suite à la bousculade ayant causé la mort de 2.300 personnes lors du pèlerinage de La Mecque de l’année dernière. «Cette catastrophe montre une nouvelle fois que cette descendance maudite maléfique ne mérite pas de gérer les lieux saints», a soutenu l’ayatollah.

En réaction, les monarchies arabes sunnites du Golfe, menées par l’Arabie saoudite, ont accusé l’Iran chiite d’essayer de «politiser» le pèlerinage à La Mecque. Ainsi le secrétaire général du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), Abdellatif  Zayani, a dénoncé les propos «inappropriés et offensants» de Khamenei, qu’il a assimilés à «une claire incitation et une tentative désespérée de politiser le rite» du hajj.

En dehors de la polémique sur le pèlerinage, l’Iran et l’Arabie saoudite sont engagés depuis longtemps dans une guerre d’influence par procuration, entre autres, dans les conflits en Syrie et au Yémen. Ces deux Etats s’opposent sur toutes les crises régionales.

Depuis janvier dernier, leurs rapports diplomatiques ont été rompus à l’initiative de l’Arabie saoudite à la suite de l’attaque de son ambassade à Téhéran par des protestataires dénonçant la mise à mort sur le sol saoudien d’un dignitaire religieux chiite.

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