Washington hausse le ton après les rumeurs de militarisation par Pékin de la mer de Chine méridionale

Washington a réagi à l’annonce de l’installation par Pékin de missiles en mer de Chine méridionale en mettant en garde la Chine contre des « conséquences » sur cette militarisation d’un secteur disputé par plusieurs pays de la région.

La porte-parole de l’exécutif américain Sarah Sanders a déclaré que l’administration américaine avait évoqué ses préoccupations directement avec les Chinois et qu’il y aura des conséquences à court et à long terme, sans toutefois préciser de quelles conséquences il s’agissait.

Mercredi, citant des sources ayant un accès direct à des rapports des services secrets américains, la chaîne de télévision américaine CNBC a publié des informations selon lesquelles la Chine aurait installé au cours des 30 derniers jours des missiles anti-navires et des missiles sol-air sur trois récifs de l’archipel des Spratleys, en mer de Chine méridionale. Cela lui permet d’appuyer fermement ses revendications de souveraineté.

Les autorités chinoises n’ont ni démenti, ni confirmé formellement ce déploiement. Mais si l’information est vérifiée, elle serait susceptible de provoquer un regain de tension entre pays riverains de cette vaste région maritime.

La Chine revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, où transitent chaque année 5 000 milliards de dollars de biens. Les Philippines, Bruneï, la Malaisie, Taïwan et le Vietnam contestent ces prétentions.

De loin la plus puissante de ces pays, la Chine appuie ses prétentions de souveraineté en renforçant par remblaiement des îlots et récifs qu’il contrôle, et y construit des installations civiles mais aussi des pistes d’atterrissage capables d’accueillir des avions militaires.

Washington ne prend pas officiellement position mais envoie fréquemment des navires de guerre et des porte-avions dans la zone, pour rappeler que cette région est libre de navigation, mais ces manœuvres déplaisent fortement à Pékin et augmentent les tensions dans cette région sensible. Les pays occidentaux ont plutôt tendance à insister pour que les différends sur cette vaste région maritime soient réglés légalement.

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