La justice algérienne alourdit la peine d’un opposant

La justice algérienne a alourdi en appel, la peine d’un an de réclusion ferme infligée à l’opposant Karim Tabbou en première instance. 

Condamné le 26 septembre 2019 pour « atteinte à l’intégrité du territoire national » à un an de prison, dont six mois en sursis, cet opposant pouvait prétendre à une remise en liberté à partir du 26 mars 2020. Mais c’était sans considérer cet ultime revirement en appel.

Maître Amine Sidhoum, l’un des avocats qui a pris part à l’audience du mardi dernier, a confié à la presse que « l’affaire n’était pas programmée jusqu’à hier (lundi). On a été prévenu ce matin. On est venu en courant ».

« On a exigé la présence de l’accusé qui avait eu une poussée de tension et était soigné à l’infirmerie du tribunal », a ajouté le juriste, avant d’affirmer que « le juge n’a rien voulu entendre et il s’est retiré pour délibérer. En sortant, il nous annonce un an de prison. Il a changé les six mois avec sursis du premier jugement en six mois ferme ».

Karim Tabbou, 46 ans, fait partie des figures de proue du Hirak, le mouvement de contestation qui revendique depuis treize mois, le changement du régime au pouvoir en Algérie depuis l’indépendance.

En réaction, Amnesty International a appelé dans un communiqué, les autorités algériennes à « annuler immédiatement la condamnation de Karim Tabbou et d’abandonner toutes les charges retenues contre lui ».

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