Le Parlement égyptien approuve une intervention militaire en Libye

Le Parlement égyptien a approuvé hier lundi, une éventuelle intervention de l’armée dans le conflit qui déchire la Libye.
Le gouvernement libyen d’union nationale considère comme une « déclaration de guerre » cette décision qui est un pas supplémentaire vers un conflit de grande envergure en son territoire.
Selon un communiqué du parlement égyptien, la Chambre basse a approuvé à l’unanimité l’envoi d’éléments de l’armée égyptienne dans des missions de combat hors des frontières de l’Etat égyptien, pour défendre la sécurité nationale égyptienne. La semaine dernière, c’est le parlement libyen de Tobrouk loyal au maréchal Khalifa Haftar, qui avait donné son approbation à une intervention militaire égyptienne en cas de «menaces».
Disposant des plus abondantes réserves de pétrole d’Afrique, la Libye est déchirée par un conflit armé entre le gouvernement d’union nationale, reconnu par l’ONU et soutenu par la Turquie, et les forces du maréchal Khalifa Haftar, qui règne sur l’Est et une partie du Sud de la Libye, soutenu par l’Egypte voisine, les Emirats arabes unis et la Russie.
L’intervention militaire turque a été décisive pour le GNA qui a pu ainsi repousser l’offensive des forces du maréchal Haftar déclenchée en avril 2019 pour reprendre le contrôle de l’ensemble du nord-ouest du territoire libyen, y compris la capitale Tripoli.
Les forces loyales au GNA soutenues par l’armée turque, avancent maintenant vers l’est. Le GNA a annoncé qu’il mobilisait ses troupes à l’ouest de la Libye en vue d’une prochaine offensive, précisant que la bataille des villes de Syrte et d’Al Djofra est imminente, le but final étant de contrôler l’ensemble du territoire libyen.
Or, l’Egypte qui partage avec la Libye une frontière poreuse de 1.115 kilomètres en plein désert, avait déjà averti en juin dernier, qu’une avancée des forces du GNA vers l’Est était susceptible de provoquer une intervention de l’armée égyptienne.
De son côté, la Turquie a appelé hier lundi, à l’issue d’une réunion avec des ministres du gouvernement de Tripoli et de Malte à Ankara, à mettre fin au soutien aux forces du maréchal Haftar, soulignant qu’elle allait poursuivre sa collaboration avec le GNA en matière d’entraînement, de coopération et de conseil militaire. La Libye semble se diriger vers une complexification dangereuse du conflit qui la secoue.

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