Génocide arménien : La tension monte entre Paris et Ankara

Demain jeudi 22décembre 2011, l’Assemblée nationale française examinera la proposition de loi soumise par l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP), le parti majoritaire, qui sanctionne pénalement le négationnisme sur le génocide arménien de 1915.

Alors que la Turquie l’a toujours nié, la France reconnait le génocide arménien de 1915 en vertu de la loi du 29 janvier 2001. La proposition de loi l’UMP prévoit un an de prison et un peu moins de 60 000 dollars US d’amendes en cas de négation du génocide qui aurait fait selon les arméniens et de nombreux historiens et parlements mondiaux 1.5 million de morts entre 1915 et 1917. La Turquie ne reconnaît que 500 000 victimes qui seraient mortes à cause des évènements liés à la Première Guerre Mondiale et non en raison d’une volonté d’extermination de ce qui était à l’époque l’Empire Ottoman. Derrière l’affrontement diplomatique se cache un enjeu électoral évident. La diaspora arménienne en France constitue en effet 500 000 voix potentielles non négligeables en vue des élections présidentielles françaises de l’année prochaine, ce qui pourrait expliquer le fait assez rare pour être souligné de voir le parti au pouvoir et l’opposition d’accord sur un point.
Ankara a déjà menacé Paris de représailles sur les plans économique, politique et même culturel si cette loi venait à passer. Pour rappel, la Turquie est le cinquième marché mondial pour les exportations françaises. Les échanges entre les deux pays se sont élevés l’année dernière à près de 17 milliards de dollars US et environ un millier d’entreprises françaises opèrent en Turquie.

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