Libye : L’unité nationale mise à mal

En prenant soin de ne citer aucun nom, Moustapha Abdeljalil, le chef du pouvoir libyen, a accusé plusieurs pays arabes de soutenir les mouvements séditieux dans l’est de la Libye, qui ont conduit une partie du pays à faire le choix d’un système fédéral.

Des chefs de tribus et de milices de l’Est de la Libye ont surpris en annonçant dans un communiqué que cette région du pays optait pour un système fédéral. La zone concernée, fortement pétrolière et baptisée selon ses nouveaux dirigeants Cyrénaïque, occupe le territoire entre la frontière égyptienne et la ville natale du Colonel Mouammar Kadhafi, Syrte. Le communiqué donnait également la forme du « gouvernement » local. Le Cheikh Ahmed Zoubaïr al-Sénoussi, cousin de l’ancien roi Idriss al-Sénoussi que le Colonel Kadhafi avait renversé en 1969, en prend les rênes et devrait gérer toutes les affaires de la région, qui a été délaissée par le Colonel Kadhafi, et défendre les droits de ses habitants.

Cette situation que le Cheikh Ahmed Zoubaïr laissait entrevoir depuis un certain temps déjà n’a pas semblé contrarier les habitants de la région séditieuse dont plusieurs milliers étaient présents à la cérémonie d’institution du nouvel état fédéral.

Le « gouvernement » de Cyrénaïque ne parle pas de rébellion et reconnaît même le CNT libyen comme  le représentant légitime de la Libye aux sommets internationaux et le symbole de l’unité du pays. Mais le CNT n’est pas disposé à faire dans la complaisance avec cette situation qui menace l’unité nationale de la Libye.

A propos de Fitzpatrick 1346 Articles
Georges Fitzpatrick a été analyste financier, puis journaliste spécialisé dans les marchés émergents pendant plus de 20 ans, il a officié à Wall Street dans plusieurs banques d’affaires de la place New Yorkaise

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