Le sucre finance le terrorisme en Somalie

shebabLes Shabaabs somaliens ont trouvé un autre moyen pour financer leurs activités, ils se font passer pour des commerçants de sucre. Le Kenya étant l’un des premiers consommateurs du sucre somalien, se retrouve donc entrain de financer involontairement la violence causé par Al shabaab.

Celui-ci a basculé dans le commerce de sucre après avoir perdu sa principale source de financement en septembre de l’année dernière. Les miliciens s’approvisionnaient financièrement par les recettes fiscales des biens en provenance du port, dans la ville de Kismayo. Après avoir perdu le contrôle de la ville, ils se sont progressivement orientés vers le commerce de sucre au marché noir. Pire encore, les enquêtes ont conclus qu’ils utiliseraient les sacs de sucre pour faire passer leurs provisions en armes. Le volume total de la production somalienne en sucre importé au Kenya est de l’ordre de 1,2 milliard de dollar chaque année. Une partie non négligeable de ces entrées ne passe pas par les canaux douanier habituels et deviennent donc une source de financement pour les groupes armés.

Pour satisfaire à la demande de sa consommation interne qui est d’environ 800.000 tonnes par an, le Kenya importe annuellement près de 300.000 tonnes de sucre. Les autorités kényanes ont tiré la sonnette d’alarme au près des opérateurs économiques du secteur sucrier pour éviter de financer Al-shabaab. Pour ce faire, elles ont demandé aux commerçants d’être très vigilants en se renseignant sérieusement avant de faire affaire avec des fournisseurs somaliens. Aux producteurs locaux il a demandé de faire d’avantage pour diminuer la dépendance à la Somalie. En plus, les services de sécurités du pays seraient entrain de surveiller certains opérateurs pour leurs liens présumés avec Al shabaab.

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