Syrie : Respect du délai pour la destruction des armes chimiques

A U.N. chemical weapons expert holds a plastic bag containing samples from one of the sites of an alleged chemical weapons attack in Ain TarmaDans un rapport transmis hier lundi au Conseil de sécurité des Nations unies, le secrétaire général Ban Ki-Moon a annoncé que la Syrie respectait l’échéance du 1er novembre prochain qui lui a été fixée pour le démantèlement de ses moyens de productions d’armes chimiques.

Les inspecteurs de l’OIAC (Organisation pour l’interdiction des armes chimiques) ont pu détruire les capacités de production, de mélange et de remplissage des armes chimiques dans tous les sites où ils ont pu se rendre jusqu’à présent. Seuls deux sites signalés par Damas n’ont pas pu être inspectés par l’OIAC en raison de la poursuite des combats. Ban Ki-moon n’a pas manqué de souligner la totale coopération du gouvernement de Damas.

La coopération de Bachar al-Assad à la résolution de la question des armes chimiques a, paradoxalement, compliqué la voie vers une issue diplomatique du conflit. L’accord russo-américain qui a permis de mettre en œuvre ce programme de destruction de l’arsenal chimique syrien a fait évoluer le président syrien du statut de paria à celui de partenaire.

Dans ce contexte, les groupes rebelles armés rejettent la conférence internationale de Genève II prévue pour le mois prochain. Dix-neuf importantes factions rebelles, des salafistes radicaux à des groupes plus modérés piliers de l’ASL (Armée Syrienne Libre), sont allés jusqu’à menacer de traduire devant des tribunaux pour trahison,( sous-entendu qu’ils seront exécutés), les opposants qui participeraient à cette conférence. Ces groupes sont pour la plupart soutenus par l’Arabie saoudite mécontente de la gestion américaine du dossier.

Le climat était donc, peu favorable depuis l’arrivée lundi à Damas de Lakhdar Brahimi, l’émissaire international chargé de trouver une issue politique au conflit. Sa visite a pour mission justement d’amener l’opposition syrienne à la table des négociations.

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Georges Fitzpatrick a été analyste financier, puis journaliste spécialisé dans les marchés émergents pendant plus de 20 ans, il a officié à Wall Street dans plusieurs banques d’affaires de la place New Yorkaise

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