À quelques semaines de l’élection présidentielle prévue en mars, la République du Congo a lancé, lundi 16 février, un dialogue politique à Djambala, dans le centre du pays. Cette concertation de quatre jours vise à poser les bases d’un scrutin apaisé, alors que le président sortant Denis Sassou-Nguesso, 82 ans et au pouvoir depuis plus de quatre décennies, brigue un nouveau mandat.
Plus d’une centaine d’acteurs politiques – représentants de la majorité et figures de l’opposition – ont fait le déplacement, principalement par avion, pour rejoindre cette ville située à plus de 350 kilomètres de Brazzaville. Le Premier ministre Anatole Collinet Makosso a ouvert les travaux en appelant à dépasser « émotions, préjugés et intransigeances » afin de préserver la paix sociale.
Ce type de concertation précède traditionnellement les grands scrutins dans le pays. L’objectif affiché reste d’éviter toute contestation majeure et de consolider la stabilité politique. Toutefois, l’absence de deux candidats de l’opposition, dont les partis attendent encore leur reconnaissance administrative, souligne les limites du consensus recherché.
Parmi les revendications récurrentes figure l’introduction du vote biométrique, réclamé de longue date par l’opposition pour remplacer le système manuel actuel. Destin Gavet, candidat du Mouvement Républicain, a insisté pour que les recommandations issues de cette rencontre soient immédiatement applicables au scrutin de mars — une exigence qui, jusqu’ici, n’a jamais été satisfaite.
Reste à savoir si cette nouvelle tentative de dialogue débouchera sur des engagements concrets ou s’inscrira dans la continuité des précédentes concertations sans effet tangible.
Poster un Commentaire