En République centrafricaine, l’opposant Martin Ziguélé sort de son silence et dresse un constat sévère de la situation politique et socio-économique. Plus de deux semaines après l’investiture du président Faustin-Archange Touadéra et l’entrée dans la VIIe République, l’ancien Premier ministre dénonce une dégradation continue des conditions de vie des populations.
Selon lui, la pauvreté s’est aggravée au cours de la dernière décennie. S’appuyant sur des données de la Banque mondiale, il affirme que la proportion de Centrafricains vivant sous le seuil de pauvreté est passée de 52 % en 2016 à 67 % en 2026. Il évoque également des difficultés persistantes : pénuries d’eau et d’électricité, dégradation des infrastructures routières et multiplication des barrières illégales.
Martin Ziguélé pointe aussi l’effondrement de secteurs clés de l’économie, notamment agricoles. Autrefois productrice majeure de coton et de café, la Centrafrique aurait vu sa production chuter drastiquement, illustrant, selon lui, l’absence de politiques efficaces en faveur du développement rural.
Face à ce tableau préoccupant, le président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) appelle à un dialogue inclusif entre le pouvoir, l’opposition et les forces vives de la nation. « En démocratie, le dialogue n’est pas une option, c’est une nécessité », insiste-t-il, plaidant pour un nouveau départ politique.
De son côté, lors de son investiture le 30 mars, Faustin-Archange Touadéra a défendu le bilan de ses mandats, tout en reconnaissant l’ampleur des défis à relever.
Dans un climat politique toujours tendu, cet appel au dialogue relance le débat sur la gouvernance et les perspectives de sortie de crise dans le pays.
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