Au Bénin, le président élu Romuald Wadagni a pris la parole pour la première fois depuis sa large victoire à la présidentielle, promettant un mandat placé sous le signe du rassemblement. Dans un message publié sur Facebook le 14 avril au soir, il s’est exprimé avec « sobriété », insistant sur l’unité nationale comme priorité.
Crédité de 94 % des suffrages selon les résultats provisoires de la Commission électorale nationale autonome (Céna), le dauphin du président Patrice Talon a salué « un consensus national ». Il a également rendu hommage à son adversaire Paul Hounkpè, qui a reconnu sa défaite, louant son « sens républicain ».
Dans son allocution, Romuald Wadagni a souligné que « la plus grande force » du pays réside dans son unité, dans un contexte international incertain. Il affirme vouloir gouverner avec humilité et tenir compte de l’ensemble des sensibilités politiques et sociales.
Sur le terrain, notamment à Cotonou, les attentes sont nombreuses. Les citoyens espèrent la poursuite des réformes engagées sous Patrice Talon, mais aussi des avancées concrètes sur des sujets sensibles comme l’emploi des jeunes, le coût de la vie et l’accès aux soins. La question sécuritaire, notamment dans le nord du pays confronté à la menace jihadiste, figure également parmi les priorités exprimées.
Plusieurs voix appellent aussi à une réconciliation nationale. Le parti d’opposition Les Démocrates, tout en félicitant le président élu, demande des gestes forts, notamment la libération de détenus politiques et le retour des exilés.
Alors que la Cour constitutionnelle du Bénin doit encore valider les résultats définitifs, Romuald Wadagni entame son mandat sous le signe de fortes attentes et d’un défi majeur : rassembler un pays politiquement fragmenté.
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