La guéguerre politique interne ouverte depuis plusieurs mois en République Démocratique du Congo (RDC), autour de l’éventualité pour le Président Félix Tshisekedi Tshilombo d’effectuer un 3è quinquennat consécutif, a été relancée ce mercredi 6 mai, à l’occasion de propos tenus par le Chef de l’Etat lors d’une conférence de presse à Kinshasa, la capitale congolaise.
Le président Félix Tshisekedi a indiqué que la «RDC ne peut pas organiser la présidentielle 2028, sans la participation des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où les combats se poursuivent entre les militaires congolais et la rébellion du M23 (Mouvement du 23 mars)».
«Si nous ne pouvons pas mettre fin à cette guerre, malheureusement, nous ne pourrons pas organiser les élections en 2028», a soutenu le Chef de l’Etat du pays francophone le plus peuplé sur la planète.
Selon l’actuelle Constitution de la RDC, le «Président est élu pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois». Félix Tshisekedi est arrivé au pouvoir en 2019 et a déjà été réélu fin 2023. Il doit donc achever son second quinquennat en 2028.
En attendant cette échéance, des voix parlementaires s’élèvent depuis plusieurs mois dans son camp, pour un amendement de la Constitution pouvant lui ouvrir la voie pour un 3è mandat consécutif.
Une éventualité critiquée au vitriol par ses opposants qui lui promettent une réplique politique, si la manœuvre de modification constitutionnelle est enclenchée.
Depuis fin 2024, la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC s’est de nouveau détériorée avec de nouvelles attaques des combattants du Mouvement du 23 Mars (M23) dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, après avoir déjà pris le contrôle de «plusieurs villes importantes, provoquant d’importants déplacements de populations civiles», selon plusieurs recoupements onusiens sur le sujet.
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