Arabie Saoudite : vers une trêve au Yémen

treve-yemenL’Arabie Saoudite consulte, en ce moment, ses partenaires de la coalition contre la rébellion au Yémen en vue de « cesser temporairement les raids aériens dans plusieurs zones pour y permettre l’acheminement de l’aide humanitaire », comme annoncé lundi par son ministre des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir. Néanmoins, le nouveau chef de la diplomatie saoudienne n’a donné aucune précision sur l’échéancier ou les modalités de la mise en place de ces zones.

C’était le souhait de l’Organisation des Nations Unies (ONU), qui avait exprimé sa crainte de la survenue d’une « catastrophe humanitaire » au Yémen. En effet, les fournitures en carburant et en aide humanitaire y sont compliquées du fait des frappes aériennes, qui ne se sont pas arrêtées depuis le 26 mars dernier, date du lancement de ces hostilités. En outre, l’acheminement des vivres se fait très lentement en raison du contrôle approfondi de l’ensemble des cargos débarquant au Yémen. Ce qui est dû à l’embargo sur les armes auquel cet Etat est soumis. Face à cette situation, le coordinateur humanitaire de l’ONU pour le Yémen, Johannes van der Klaauw, a déclaré samedi que « les services encore en fonction dans le pays en termes de santé, d’eau et de nourriture sont en train de disparaître parce que le pétrole n’y entre plus ».

D’après les hôpitaux locaux, ce conflit a causé la mort de plus de 1 200 personnes au Yémen et 5 000 autres ont été blessées. Selon des estimations des Nations Unies, 300 000 personnes se sont déplacées du fait de cette guerre, qui, toujours d’après la même organisation, affecte un tiers de la population, soit 7,5 millions de personnes.

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Georges Fitzpatrick a été analyste financier, puis journaliste spécialisé dans les marchés émergents pendant plus de 20 ans, il a officié à Wall Street dans plusieurs banques d’affaires de la place New Yorkaise

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