Syrie: Intenses frappes des avions de chasse français contre EI à Raqqa

a-bord-du-porte-avions-charles-de-gaulleLe ministère français de la Défense a annoncé un bombardement massif dimanche soir, des avions de chasse français contre le fief de l’organisation de l’Etat islamique à Raqqa, au nord de la Syrie, en représailles contre les attentats de vendredi à Paris, qui ont fait au moins 129 morts et plus de 350 blessés.

Le président français François Hollande avait averti samedi que son pays serait « impitoyable » sur tous les terrains, intérieur et extérieur, après les attentats de vendredi, qu’il a qualifiés « d’acte de guerre ».

Douze avions militaires français ont été engagés simultanément à partir des Emirats arabes unis et de la Jordanie pour mener ces raids aériens. Les appareils français ont détruit un poste de commandement de l’Etat islamique, qui servait également de centre de recrutement de djihadistes et de dépôt d’armes et de munitions et abritait un camp d’entraînement terroriste.

Cette opération a été menée sur la base des missions de reconnaissance réalisées par l’armée française, en coordination avec les forces américaines. Les frappes d’hier dépassent de plusieurs crans les précédentes opérations de la France qui participe depuis un an à la coalition internationale contre l’Etat islamique en Irak et qui a décidé en septembre dernier d’élargir ses opérations à la Syrie.

Les quatre précédents raids français avaient mobilisé beaucoup moins de chasseurs et avaient visé des sites plus au sud en Syrie à Deir Ezzor. Ils avaient ciblé deux centres d’entraînement de djihadistes susceptibles de mener des attaques en Europe avant que des sites pétroliers exploités par l’Etat islamique, ne soient également pris pour cibles.

Tout en continuant d’exclure toute intervention militaire au sol, la France va déployer en décembre le porte-avions Charles-de-Gaulle dans le Golfe qui, avec 24 appareils à bord, triplera sa capacité de frappes. Dans la région, la France compte actuellement six Rafale et six Mirages, tous engagés dans les raids de dimanche, à partir de leurs bases aux Emirats arabes unis et en Jordanie.

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