Des journalistes américains arrêtés au Bahreïn

Quatre journalistes américains, dont au moins une femme, ont été interpellés dimanche, par la police à Sitra, dans une banlieue de Manama, lors d’une manifestation contre le pouvoir en place, organisée à l’occasion du cinquième anniversaire du soulèvement bahreïni du 14 février 2011 dans le sillage du printemps arabe.

Considéré comme l’un des bastions de la contestation chiite contre le pouvoir détenu par les sunnites, la banlieue de Sitra a été le théâtre d’affrontements entre manifestants et forces de sécurité. C’est dans ce climat de tension que se sont retrouvés quatre citoyens américains qui, selon la police de Manama, sont accusés d’avoir commis des actes contraires à la loi en exerçant un travail journalistique sans autorisation alors qu’ils étaient entrés dans le pays en tant que touristes.

De plus, et toujours selon les affirmations de la police, l’un des quatre journalistes était cagoulé et a pris part, avec un groupe de saboteurs, à des troubles et à des attaques contre les forces de sécurité à Sitra.

Face à ces accusations, les autorités américaines ont préféré jouer la carte de la discrétion en déclarant ce lundi 15 février, dans un communiqué de leur ambassade à Manama, qu’elles étaient au courant de l’arrestation de quatre de leurs ressortissants sans pour autant divulguer leur identité.

Toutefois, d’après un communiqué diffusé par la famille d’Anna Therese Day, journaliste indépendante faisant partie des personnes arrêtées, ces derniers sont des journalistes américains et leur libération doit se faire dans les plus brefs délais. Soulignons qu’Anna Therese Day a travaillé au Moyen-Orient, en Afrique du Nord, en Inde, au Brésil et au Mexique pour le compte de plusieurs médias tel que le New York Times, CNN et Al-Jazeera, selon ses proches. Déférée devant le parquet, l’affaire suit son cours.

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