Démantèlement d’une «cellule dangereuse» qui préparait des attentats au Maroc

Les agents du bureau central d’investigation judiciaire «(BCIJ) marocain ont neutralisé cette fin de semaine, une dangereuse cellule terroriste de dix membres, qui projetaient des attaques-suicides, dont une à la voiture piégée.

Une «dangereuse cellule terroriste qui se préparait à commettre plusieurs attentats-suicides dans plusieurs villes du royaume» a été démantelée par les forces de sécurité, annonce le ministère marocain de l’intérieur dans un communiqué diffusé jeudi.
Les membres de la cellule, dont un ressortissant français reconverti à l’Islam, s’activaient dans les villes d’El-Jadida, Essaouira, Meknès et Sidi Kacem, ajoute la même source, précisant que «la tête pensante de ce réseau a été arrêtée, par les éléments du bureau central d’investigation judiciaire (BCIJ), dans une planque sécurisée à El Jadida».

Les agents du BCIJ ont également saisi lors de cette descente, un véritable arsenal de guerre dont «quatre mitraillettes, trois chargeurs vides, trois pistolets, un fusil, 13 bombes lacrymogènes, quatre matraques, un taser». Dans la même planque, ils ont également mis la main sur une dizaine de bouteilles contenant des produits et des liquides chimiques pouvant servir dans la fabrication d’explosifs, des clous, des armes blanches, des menottes en plastique, des tenus militaires ainsi que des drapeaux portant les symboles de Daech, ajoute le communiqué.

Cette planque sécurisée servait à la préparation d’une «série d’attentats dans plusieurs institutions», ajoute le ministère, précisant que les éléments de l’enquête ont en outre, révélé «le caractère dangereux de ce réseau qui souhaitait également recruter des mineurs, dont l’un d’entre eux a été préparé et armé pour effectuer un attentat-suicide avec une voiture piégée» bourrée d’explosifs.

Le ministère marocain de l’intérieur a rappelé à la même occasion, que «152 cellules terroristes ont été démantelées depuis 2002, parmi lesquelles 31 cellules depuis 2013 qui étaient en relation directe avec les organisations terroristes irako-syriennes».
Selon les autorités marocaines, les dix membres de la cellule terroriste, dont l’identité n’a pas été révélée pour les besoins de l’enquête, «entretenaient des liens avec des djihadistes combattants dans les rangs de Daech» (acronyme en arabe de l’Etat Islamique-EI) et avaient «reçu des instructions pour s’attaquer à des installations et des sites sensibles dans le royaume».

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