Le Parlement libyen de Tobrouk se retire du processus de paix

Le Parlement libyen de Tobrouk, dont le mandat a expiré depuis octobre dernier, a rejeté lundi soir, l’accord politique inter-libyen conclu en décembre 2015 à Skhirat (Maroc) sous la direction des Nations Unies.

Cette instance basée dans l’est de la Libye a également gelé les activités du comité de dialogue qui préparait la prochaine révision de cette convention. Ce qui pourrait être une réaction aux derniers développements intervenus dans la région des champs pétroliers.

Les récentes décisions prises sous la direction du Parlement libyen de Tobrouk (est) semblent liées à l’offensive menée en fin de semaine dernière par une coalition de groupes armés d’extrémistes islamistes qui ont reconquis les champs pétroliers contrôlés par le général Khalifa Haftar.

Cette coalition, soutenue par le gouvernement libyen d’union nationale (GNA) et l’ancien mufti Sadiq al Ghariani, rassemble les brigades de défense de Benghazi et le Groupe islamique combattant, deux mouvements affiliés à Al Qaïda, ainsi que des Frères musulmans et d’autres organisations plus petites.

D’après le porte-parole du Parlement de Tobrouk, cette coalition est appuyée  par « des forces à l’intérieur du pays comme à l’étranger ». 73 élus se sont prononcés lundi dernier en faveur d’une « suspension » de l’accord politique. Toutefois, certains parlementaires se sont désolidarisés de cette décision. Une division à l’image du pays.

A propos de Fitzpatrick 1286 Articles
Georges Fitzpatrick a été analyste financier, puis journaliste spécialisé dans les marchés émergents pendant plus de 20 ans, il a officié à Wall Street dans plusieurs banques d’affaires de la place New Yorkaise

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