Près de 8.000 civils tués en trois ans dans des frappes aériennes russes en Syrie

Trois ans exactement depuis le début de l’intervention de l’armée russe aux côtés des forces du régime syrien, les frappes aériennes russes ont fait plus de 18.000 morts, dont près de 8.000 civils, sur les 360.000 victimes qu’a causé le conflit dans le pays, a déclaré dimanche, le directeur de l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

Selon cette Organisation Non Gouvernementale basée à Londres et qui dispose d’un vaste réseau de sources d’information dans le pays en guerre, les frappes aériennes russes ont entraîné la mort de 18.096 personnes, dont 5.233 combattants de l’Etat islamique, 4.875 combattants de divers groupes rebelles, islamistes et djihadistes et 7.988 civils, qui représentent donc 44% du biilan total des victimes de cette sale guerre.

Les chiffres sont tout autres du côté de Moscou, puisque la Commission de Défense du Conseil de la Fédération de Russie, la chambre haute du Parlement, rapportait le jour même, que l’armée de l’air russe avait tué 85.000 «terroristes» en Syrie depuis 2015.

Son président, Viktor Bondarev a notamment insisté sur le fait que toutes les frappes de l’aviation ont visé et visent encore avec précision les cibles terroristes comme des entrepôts de munitions, des zones fortifiées, des points de commandement, contrairement aux images et vidéos qui circulent sur la grande toile et qui montrent un nombre incalculable de maisons civiles, des écoles et des hôpitaux entièrement décimés.

Moscou a beau avoir toujours nié cibler des civils, les témoignages recueillis de diverses sources dressent un autre tableau. En dehors de l’OSDH, les Casques blancs syriens, les secouristes volontaires opérant en zones rebelles, ont publié hier un rapport dans lequel ils affirment être intervenus dans des bâtiments utilisés par des civils à la suite de dizaines de raids aériens russes depuis 2015.

Au fil des années, ils ont ainsi recensé des frappes contre 19 écoles, 12 marchés publics, 20 établissements médicaux ainsi que contre 21 de leurs centres de secours.

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